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  • Communiqué de presse 20 ans du RESF – RESF 2004-2024. Plus que jamais solidaires des étrangers

    20 années de combats, de mobilisations et de régularisations arrachées, d’échecs aussi, d’interpellations des politiques pour refuser les lois xénophobes et racistes ; nous les avons refusées hier, nous persisterons à refuser aujourd’hui la politique honteuse et mensongère qui fait de l’immigration le bouc émissaire de toutes les faillites du système, et annonce inhumanité et recul des droits.

    Nous appelons aujourd’hui à soutenir celles et ceux qui défendent une politique d’accueil, assurant à tout être humain dignité et respect de ses droits fondamentaux. En 2024, comme en 2004, plus que jamais, nous appelons tous ceux que révolte le rejet de l’autre à renouer avec les traditions de solidarité et de combat collectif.

    Lire l’ensemble du communiqué sur le site de RESF

  • RESF34 à l’Antigone des assos

    RESF34 sera présent à l’Antigone des associations dimanche 8 septembre 2024. Venez rencontrer d’autres bénévoles, vous renseigner sur nos actions, et rejoignez le Réseau Education Sans Frontières 34.

  • Accès à l’aide juridictionnelle : Sans papiers mais pas sans droits !

    Après plusieurs mois de procédure devant le Conseil constitutionnel, le GISTI, accompagné de syndicats et d’autres associations, a obtenu une victoire importante : par une décision rendu le 28 mai 2024, le Conseil constitutionnel a jugé que la condition de régularité du séjour imposée aux personnes étrangères par la loi du 10 juillet 1991 pour bénéficier de l’aide juridictionnelle était contraire à la Constitution. Plus d’informations sur le site du GISTI.

  • Ateliers natation

    Pour les jeunes désireux d’apprendre ou de se perfectionner en natation, l’un de nos bénévoles, maître-nageur, a pris en charge une session de cours de natation. Vingt jeunes y ont participé. L’apprentissage s’est déroulé sur 10 cours, soit 2 cours par semaine durant juillet et août 2023, à la piscine Neptune de la Mosson. Une convention signée avec la Directrice de la piscine a accordé la gratuité pour les jeunes avec mise à disposition d’un créneau d’1h30. Deux maîtres-nageurs de la piscine ont participé à l’encadrement des jeunes.
    Cette expérience a donné lieu à un film de 12 minutes, au cours duquel les jeunes font part de leurs expériences et de leur fierté d’avoir surmonté la peur de l’eau.
    Et en prolongement de ce projet, 5 jeunes ont pu vivre une journée de navigation en mer, sur le voilier, grâce à un bénévole sympathisant de RESF.

  • Ba, stoppé net par un jugement définitif

    Jeune gambien, Ba (le prénom a été modifié) est arrivé en France après un périple de plus de 2 ans. Il a subi l’exploitation humaine en Libye et a survécu à la traversée de la méditerranée sur un zodiac. Il reste pudique sur cette partie de sa vie, dont les souvenirs le rendent triste. Il y a perdu un ami qui était son compagnon de voyage.

    Arrivé à Montpellier à l’âge de 17 ans, il a été pris en charge par le Département, en tant qu’orphelin mineur.

    Il ne parlait pas bien le français mais s’est accroché pour apprendre la langue et aller à l’école

    Finalement inscrit au lycée en CAP mécanique automobile, il se passionne pour ce métier qui lui ouvre de belles perspectives. Il est apprécié de ses professeurs et de ses maîtres de stages. Il est fier de savoir faire des vidanges et changer des plaquettes de frein.

    Mais un matin, alors qu’il s’apprêtait pour aller en cours, la PAF (Police de l’Air et des Frontières) vient le chercher au levé du lit, lui passe les menottes et l’emmène au poste. Il y reste 24 heures en garde à vue, sans pouvoir contacter ses éducateurs. Dès le lendemain, il est présenté au tribunal et aussitôt jugé en comparution immédiate : il est condamné à “8 mois avec sursis”.

    A la sortie du tribunal, l’avocat commis d’office, qui l’a assisté, lui dit qu’il est libre et qu’il peut repartir.

    Ba n’a rien compris à ce qu’il lui arrivait. Il est soulagé de pouvoir rentrer chez lui. Sans se douter de la gravité des conséquences que cette condamnation va avoir pour lui.

    Mais, à son retour, son éducateur lui annonce que, vu qu’il a été condamné, le Département ne veut plus le garder. Il doit partir. Il se retrouve ainsi à la rue, du jour au lendemain.

    Il se réfugie dans un squatt et trouve la force de poursuivre ses études au lycée, sans rien dire à ses professeurs.

    Jusqu’à ce que, quelques mois plus tard, la police débarque dans ce lieu-refuge pour évacuer les squatters. C’est à peine s’il a le temps de regrouper ses maigres bagages, sans oublier son sac de classe. Il est complètement démuni, il vient demander de l’aide à RESF.

    Il est alors hébergé par une bénévole et il reprend courageusement ses études, avec le soutien de l’assistante sociale du lycée, seule mise au courant de sa situation.

    Deux ans plus tard, il a obtenu son CAP et il est en bac pro mécanique automobile. Des entreprises seraient prêtes à l’embaucher. Mais sa situation administrative n’est toujours pas réglée. Impossible d’obtenir un Titre de séjour pour pouvoir travailler.

    Les quelques heures passées au Commissariat puis au Tribunal ont suffit à faire tout basculer et stopper sa trajectoire d’intégration.

    Sa condamnation, prononcée dans on ne sait quelle urgence, reste comme une tâche indélébile qui bloque maintenant toute tentative de régularisation.

    Ba a été accusé d’avoir escroqué le Département. Son acte de naissance a été mis en doute. il aurait ainsi menti sur son âge. Son acte de naissance a pourtant été envoyé directement de Gambie au Département. et c’est le Département qui l’a remis à la PAF. Ba ne l’a jamais eu en mains.

    Mais le Tribunal a condamné Ba . Il l’a fait sans lui donner réellement la possibilité de s’expliquer, ni de se défendre. Son avocat commis d’office ne connaissait rien à sa situation, ne connaissait rien en droit des étrangers. Et, comble, il n’a pas fait appel de la décision rendue, c’est à dire que même avec des éléments nouveaux prouvant son innocence, Ba ne peut pas revenir sur le jugement. Et pourtant il est en mesure de présenter des documents qui aujourd’hui prouvent sa bonne foi.

    La seule solution aujourd’hui est de faire un recours à la Cour de Cassation à Paris, de demander une révision de procès…comme on l’a fait à l’époque pour innocenter le capitaine Dreyfus…Une procédure très lourde, alors qu’il aurait été si simple…

  • Soutien scolaire

    L’atelier RESF 34 Français/maths répond à une demande de jeunes en cours d’insertion professionnelle qui souhaitent progresser au niveau du français ou du calcul. Ces cours sont destinés à des jeunes sortis du système scolaire qui ont la volonté d’améliorer un niveau de français et/ou maths insuffisant et qui ne sont pas disponibles en semaine. En 2023 ils ont eu lieu le samedi matin de 10h à 11h30 dans un local prêté par la Croix Rouge, avec une interruption entre juin et novembre. Il a été encadré par deux bénévoles : une professeure de lettres retraitée et une professeur des écoles en activité. Une dizaine de jeunes en a profité mais leurs conditions de vie difficile ont posé des problèmes d’assiduité.

  • ReSF34 à la Grande Parade Métèque

    RESF34 sera présent à la Grande Parade Métèque samedi 18 mai 2024. Venez rencontrer d’autres bénévoles, vous renseigner sur nos actions, et rejoignez le Réseau Education Sans Frontières 34.

  • RESF34/FCPE – Pour une école sans violence

    Présentation projet FCPE

    Qui sommes nous ? / About us

    Des enseignants, des personnels de l’Education nationale, des parents d’élèves, des éducateurs, des collectifs, des syndicats et des organisations attachées à la défense des droits de l’homme préoccupés de la situation des sans-papiers scolarisés (de la maternelle à l’université). Ils ont décidé la création d’un réseau de soutien nommé Education sans frontières. Les syndicats, les associations de parents d’élèves, les organisations et les représentants de collectifs et d’établissements signataires appellent les enseignants et les personnels des établissements de tous niveaux à se montrer vigilants, à informer leurs élèves qu’ils sont prêts à se mobiliser pour les aider à faire régulariser leur situation.

    Some teachers, personnel of the National Education (Education Nationale), pupils’ parents, educators, collectives, trade-unions and organizations attached to the defense of human rights preoccupied by the situation of migrants at school without documents (from nursery school to university). They decided the creation of a support network named ‘Education without borders Network’. The trade-Unions, Parent Association, organizations and representatives of collectives and establishments signatories call teachers and personnel of establishments at all levels to be vigilant, to inform their students that they stand ready to go into action to help them in their process for the regularization of their situation.

    Pour une école sans violence / For a school free of violence

    C’est dans la cadre de la journée des rencontres régionales FCPE Languedoc Roussillon que nous avons été invité à travailler sur le sujet « La violence à l’école ».
    Ci dessous, le reportage que nous avons réalisé:

    Within the context of the regional meeting of FCPE Languedoc Roussillon, we were invited to think about « The violence as school ».
    Here we share the the work we presented :